dimanche 13 juin 2010

L'Axe Majeur - Jean Parvulesco




Le tracé magnétique de l’Axe Majeur court donc depuis la Génie de la Bastille jusqu’à l’Ile de la Cité, où il investit solénoïdalement le bloc architectonique fondamental de Notre-Dame. Mais, avant sa mise en tourbillon magnétique à Notre-Dame, qu’il est obligé d’entourer par huit fois, l’Axe Majeur doit nécessairement entailler, longer en son milieu – dans ses cieux, et dans ses profondeurs les plus obscures – l’Ile Saint-Louis, pour rejoindre ensuite, en continuation aérienne et tectonique, successivement Saint Germain l’Auxerrois et le Louvre, l’Arc du Carrousel, les Tuileries, la soi-disant place de la Concorde, les Champs Elysées et l’Arc de Triomphe, descendre l’avenue Foch ; plonger dans le tourbillon négationnel de la Porte Maillot, traverser Neuilly en direction de l’Arche de la Défense, qui l’intensifient en le polarisant à travers ses parois de reconsidération, continuera, par dessus le morcellement dogmatique des champs et des marécages, par dessus les méandres de la Seine, de l’Oise, jusqu’au grand appareil lacustre de Cergy, où, par dessus les Lacs Noirs, par dessus les Etangs de Ham, l’Axe Majeur va aboutir aux Douzes Colonnes de l’Occident et, ensuite, à l’Esplanade, à la « Grande Esplanade » qui marque, elle, l’ouverture spatiale propre du Palais Blanc du Belvédère et du site architectonique et mécosmologique se trouvant sous le contrôle de celui-ci. Au-delà du Belvédère, abruptement : l’insoutenable immémoire de l’Atlantide, le ru préontologique du passé antérieur.
Jean Parvulesco. En approchant la Jonction de Vénus. Editions Arma Artis, 2004, p.16

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